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Malentendance et Vie Professionnelle Intervenants : Dr Catherine Lambert (médecin du travail) Mme Françoise Planque (association Cap-Emploi-HEDA) Sommaire : 1.Présentation des activités de l’association 2. Population concernée par le handicap auditif et aides techniques 4. La pratique d’un médecin du travail : Dr Catherine Lambert 5. Intervention de Cap Emploi-HEDA : Mme Françoise Planque
I. PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS de SURDI13 Notre association organise des actions pour contribuer à une réflexion et une information sur le handicap auditif, renforcer les mesures d’accessibilité, favoriser et soutenir la recherche médicale sur les surdités. Nous organisons donc des rencontres et des discussions amicales, un spectacle au profit de la recherche médicale, une formation en lecture sur les lèvres. Nous avons aussi des activités plus conviviales, tels que le repas de Noël, le repas de fin d'année qui a lieu le 15 juin, une rencontre régionale qui a lieu entre toutes les associations du Sud-Est, qui aura lieu à Avignon, une promenade pique-nique qui aura lieu bientôt le 3 avril. Nous faisons bien sûr des conférences, comme celle que vous voyez aujourd'hui. Nous étions présents il y a deux jours, jeudi, en ville et à l'hôpital, sur des stands, pour la journée nationale de l'audition. Nous avons également un journal d'informations. Quelques mots sur la population concernée par le handicap auditif. II. POPULATION CONCERNÉE et AIDES TECHNIQUES Entre 4 et 6 millions de personnes en France sont déficientes auditives. Heureusement, environ 2,2 millions ont un handicap léger avec une perte auditive entre 20 et 40 décibels, mais ceci dit entre 30 et 40 dB cela commence à être suffisamment gênant ; 1,2 millions ont un handicap auditif moyen, de 40 à 70 décibels, 360 000 personnes un handicap auditif sévère, et 120 000 une surdité profonde avec une perte supérieure à 90 décibels. Vous voyez que les gens qui nous concernent le plus, sont environ 2 millions de personnes, mais nous sommes aussi attentifs aux gens qui sont malentendants légers. Après 80 ans, entre 70 et 80 % des personnes sont atteintes d’un handicap auditif. (Je trouve admirable que 20 à 30% n'aient pas de handicap auditif). Alors, que faire lorsqu'on est handicapé auditif et que l'on doit travailler. Sur la surdité légère, on a une perte de certains des éléments phonétiques, la plupart du temps les gens perdent les fréquences aiguës, donc ils perdent la compréhension dans le brouhaha, au café, au restaurant etc. On peut bien sûr conseiller de s'appareiller assez vite, mais pas trop vite non plus ; nous conseillons de ne pas mettre d'appareil avant trente décibels de perte. Il est important de continuer la gymnastique auditive, pour éviter que la perte s'accentue. La surdité moyenne : seule la voix forte est bien perçue. Les prothèses auditives deviennent un instrument obligatoire. On ne peut plus s'en passer. La surdité sévère : 70 à 90 décibels. Il faut parler très fort pour réussir à se faire comprendre. On utilise les mêmes aides, mais le micro HF pour se rapprocher de la personne qui parle. La boucle magnétique permet de retrouver un confort d'audition qui peut être presque parfait, au théâtre, au cinéma, dans les théâtres… Cela permet d'éviter un certain nombre de distorsions, comme l'effet LARSEN. Il est nécessaire d'avoir une position T sur les appareils auditifs, malgré ce que disent les audio prothésistes. La surdité profonde : on passe au domaine de l'implantation cochléaire, et on va s'aider avec la transcription, le fax, Internet (à condition que le sur-titrage marche bien). C'était tout ce que je voulais vous dire en présentation de notre association, et je vais passer maintenant la parole aux témoignages. Ø Témoignage de Monique (une future retraitée) : J’ai commencé à travailler fin 1968, avec un diplôme de sténographie, et un handicap auditif léger. J'ai tout de suite rencontré des difficultés pour différencier certains mots. J'ai dû abandonner la sténographie, pour travailler comme employée de bureau. L'ambiance était mauvaise et les collègues pas trop sympas. Je me suis retrouvée au chômage au bout de huit mois. Une nette aggravation de mon audition (perte totale de l'oreille gauche) a rendu plus difficile la recherche d'un nouvel emploi. Je ne pouvais utiliser que très modérément le téléphone afin de préserver l’audition de l’autre oreille. C'est à cette époque que je fais les premières démarches pour être reconnue travailleur handicapé, reconnaissance avec interdiction d'appels téléphoniques. De cette période de chômage, je me rappelle surtout de l'amabilité de l'employé de l'ANPE. La personne qui s’occupait du placement des personnes handicapées s'arrachait les cheveux car elle n’arrivait pas à me « caser ». Lors d’un entretien, elle a téléphoné à toutes les entreprises où j’avais postulé pour un emploi et elle a été fort étonnée que le téléphone soit si utilisé… J'ai enfin trouvé une place dans une société en qualité d'employée de bureau. Embauchée dans cette entreprise en tant que travailleur handicapé, je n'ai pas connu de problèmes particuliers. Je n’utilisais pas le téléphone. J'ai commencé des cours par correspondance pour passer le diplôme d'aide comptable, mais au bout de deux ans et demi l'entreprise a été rachetée et le service comptable a été déménagé à LYON au siège social. Nouvelle période de chômage pendant laquelle j'ai obtenu le CAP d'aide comptable. J'ai trouvé facilement une place. Le contact avec les responsables, les collègues, les clients, se faisait normalement. Mais cinq ans après, je devenais sourde totale. Je n’étais pas appareillable. J'ai été en congé maladie pendant près de trois mois. J'ai repris le travail, parce que j'avais peur pour mon emploi. Le président de la société avait acheté une ardoise magique afin de mieux communiquer. Mon chef direct, lui, a été tenace. Combien de fois avons-nous déplacé mon bureau, moi pour tourner le dos à tout le monde, lui pour le remettre à sa place. Il fut d’un très bon soutien. J'ai eu un aménagement d'horaires pour les cours de lecture labiale. La société a commencé à péricliter. Il y a eu deux licenciements collectifs avant la fermeture définitive de l’entreprise. J’ai été du dernier wagon. Me voici de nouveau sans-emploi avec un handicap nettement plus important. Surprise, une entreprise publique embauchait des personnes handicapées par le biais d'un auxiliariat. En juin 83, j'ai débuté dans la fonction publique, une autre mentalité à laquelle il a fallu s'habituer. Mon poste de travail a été doté d'un Minitel pour le dialogue. Par contre j'ai fait l'impasse sur la formation globale. Mon chef de service m'a montré ce dont j’avais besoin lors de nouvelles applications informatiques. Il y a maintenant intranet, Internet, les messageries. Dernièrement j'y ai eu accès. J'ai renouvelé récemment ma reconnaissance de travailleurs handicapés auprès de la COTOREP. A ce sujet, il ne faut pas hésiter à demander au médecin du travail de noter sur la fiche d'aptitude l'aménagement du poste s'il est nécessaire. Il faut un endroit calme, sans trop de passage. Dans l’impossibilité de faire l'impasse sur ma surdité, tout en faisant ressortir les « avantages », j’ai été obligée d’en parler lors de mes entretiens d’embauche. J’ai eu moins de problèmes dès que fut reconnue ma surdité totale. La différence entre le privé et le public, c’est surtout la sécurité de l’emploi dans le public. Point de vue travail, je ne vois pas la différence. Il est certain qu'il y a eu beaucoup de changements depuis une trentaine d'années. Les diplômes ne sont plus les mêmes, le handicap est mieux reconnu, les techniques de communication ont évolué, les mentalités changent ainsi que les lois. Maintenant, je suis en fin de carrière, je prépare ma retraite et cherche à connaître les facilités octroyées aux personnes handicapées. Ø Témoignage de Caroline : Bonjour à tous, je m'appelle Caroline, j'ai 43 ans. Comme je suis appareillée des deux côtés, cela me facilite la vie. Je suis malentendante depuis l'âge de 25 ans, pour moi c'est déjà ancien, je m'y suis habituée. Je suis animatrice de formation, c'est un choix et un véritable métier. De formation en formation, je suis devenu guide animateur nature. J'ai essayé de faire ce que je voulais dans ma vie malgré ce handicap. Cela n'a pas été facile, il a fallu que je fasse mes preuves auprès de mes collègues. Il y a énormément de moquerie dans ce milieu. On va plus facilement se moquer d'un sourd que d'un handicapé en chaise roulante. J'ai toujours su qu'il fallait changer de métier un jour ou l'autre. Je travaille avec deux appareils. En cours d'emploi, j'ai dû changer d'études de milieu, car je n'entendais plus les oiseaux. Je suis passée en étude du milieu marin. J'étais sûre qu'il me fallait changer d'emploi, mais je ne savais pas quoi faire. J'ai été entourée par différents organismes d'aide, mais je ne me suis pas sentie épaulée. Mon compagnon a été muté à Aix, je ne connaissais pas la région, il a fallu encore m'adapter. Il fallait que je trouve une solution. J'ai subi une opération, relativement importante, et j'ai été très aidée moralement même si physiquement j'ai ressenti de la douleur. Petit à petit, je me suis dit que moi aussi je pouvais aider les autres. Je pouvais mettre un peu de sociale dans mon métier de base. J'ai commencé à rechercher ce type de métier, en tenant compte de mes limites d'audition. J'ai trouvé le métier d'auxiliaire de vie sociale, qui s'adresse à des gens qui sont en difficulté physique ou morale, et je peux travailler auprès de personnes handicapées ou de personnes âgées. C'est un métier peu valorisé, mais qui me convient très bien. Je suis au calme, je n'ai pas beaucoup de personnes à écouter, je ne m'occupe que d'une personne à la fois, donc, je ne me stress pas pour comprendre tous les mots. En plus, je travaille avec des personnes qui ont autant de difficultés que moi. Maintenant, je suis en formation, j'ai effectué plusieurs stages pratiques ; j'ai choisi des stages pratiques bien définis pour appréhender mon futur métier, mais je sais que ce n'est pas vraiment la réalité de l'emploi. Je sais que je vais devoir encore postuler, et cela pose toujours un problème de confiance de la part des personnes qui nous recrutent. Il y a un doute qui fait toujours très mal, parce qu'il faut trouver plus de capacité que les autres, surtout par rapport à la surdité. Quelqu'un qui est en chaise roulante, excusez-moi, on ne va pas remettre en cause ses difficultés intellectuelles. Pour un sourd, il y aura cette remise en cause. Je vais chercher du travail au mois de juin, et j'espère que je vais en trouver, et j'espère que pour vous ce sera pareil. Ø Témoignage de Bernadette : Je vais vous lire le témoignage de Bernadette qui a 55 ans et qui travaille, dans un institut de formation, comme responsable administrative et financière: « Témoigner de la malentendance dans sa vie professionnelle, on ne sait pas par où commencer, tant d’images se télescopent, tant de situations se bousculent dans votre mémoire, tant de sensations souvent contradictoires vous submergent ; que vous dire aujourd’hui, que je prends le meilleur sans ignorer que la souffrance s’invite quelques fois, insister sur le choix que j’ai fait d’annoncer publiquement que « oui » je suis malentendante , mais prête à tout entendre, à tout partager dès l’instant où le monde ordinaire et celui des malentendants font l’effort mutuel et réciproque de s’écouter . Alors me direz-vous est-ce possible ? Oui si vous acceptez d’en être l’initiateur. La malentendance dans mon cas m’a frappée au détour d’une opération ratée, me voilà avec une oreille en moins et j’ai 26 ans. Cela se passe dans l’indifférence générale et je me garde bien d’en parler. La situation s’aggrave dans les années suivantes avec trois surdités brusques de l’oreille valide. Le cadre est dressé, je fonctionne tant bien que mal avec un quart d’audition. Mais avec les années il faut me rendre à l’évidence, ma concentration s’use. A force de tourner la tête vers les orateurs une fois à droite, une fois à gauche et ainsi de suite pour saisir de la bonne oreille, j’ai des douleurs cervicales sérieuses. Il est temps d’affronter le réel : arrêter de sourire bêtement lorsque je n’ai pas compris, me fourvoyer dans une réponse vaseuse et floue, entêtée que je suis à vouloir faire croire que je domine la situation, mon boulot me passionne et je compte bien continuer d’évoluer. A moi de faire le pas. Ils n’y sont pour rien tous ceux dont je croise le regard parfois interrogatif, parfois agacé, parfois critique suite à la réponse ou à l’attitude que j’adopte à leur égard car j’ai interprété à ma manière ce qui se passe. Oui, je le dis : à moi de changer, d’aller vers les autres en expliquant tout, puis qu’ils ne peuvent deviner ce handicap invisible, il n’est pas écrit sur mon front « je suis malentendante ». Il faut faire cesser les quiproquos, les « MAL-ENTENDUS » que je fais naître. Je prends enfin la décision d’appareiller avec contour d’oreille celle qui entend encore ; mes cheveux sont courts, ils le resteront, puisque tout sera dit. Et je le fais avec le sourire et en m’excusant de demander une attention particulière. L’autre est tout à coup gêné, souvent emprunté ; vous constatez que les rôles s’inversent, l’altérité s’installe. J’ai un souvenir ému de ce premier cours de rentrée où je me suis placée au centre du grand carré que formaient les tables où étaient installés les étudiants d’une nouvelle promo que je rencontrais pour la première fois. J’ai expliqué que j’avais des difficultés d’audition et que le plus simple était de me faire signe et de me parler en me regardant ; le courant est immédiatement passé, finalement c’était si simple, que de temps perdu et d’énergie gaspillée, j’ai dû ressembler bien des fois à Cervantès et ses moulins à vents. J’agis de même dans toutes les réunions professionnelles, amicales et dans les lieux publics où je me rends. La décision de faire part de son handicap est toujours difficile, mais je l’ai constatée, elle détend l’atmosphère, elle gomme l’agressivité de l’incompris. Cette agressivité qui pourrit l’existence de celui qui l’utilise et de celui qui la reçoit, qui renvois chacun à son incompréhension, à son isolement. Voilà le maître mot l’isolement : Pour en sortir , il faut parler , consulter, s’appareiller au plus tôt, continuer à vivre dans la cité, exister un point c’est tout, en acceptant cette part de différence que nous ressentons souvent comme une injustice mais qu’il nous est imposé d’accepter . Alors me direz-vous c’est plus facile à dire qu’à faire et tous les malentendants ne sont pas à même enseigne, c’est vrai, je n’engage que moi, mais je témoigne de ce que je crois être une décision d’un jour puis une ligne de conduite pour toujours qui me permet de vivre mon handicap dans une relative quiétude. Avons nous le choix : oui : celui de dire je vais faire avec et au mieux pour moi. Si je me sens bien, mon entourage sera bien et ainsi de suite dans tous les cercles que je traverse. Bien sur il ne s’agit pas de tomber dans une stupide béatitude qui ne serait pas réelle d’ailleurs, mais il s’agit aussi de ne pas céder à une morosité morbide qui fait fuir tout ce qui bouge autour de vous. Je suis pour l’ouverture aux autres et contre tous les communautarismes qui stigmatisent les douleurs. Je suis pour l’associatif qui entoure, accompagne, aide à rompre l’isolement, rappelle qu’on existe et insiste pour marteler que notre place est partout avec les autres. A bon entendeur salut. » Voilà, nous allons continuer avec le Dr Catherine Lambert. IV. LA PRATIQUE D’UN MÉDECIN DU TRAVAIL : La surdité professionnelle : maladie professionnelle 42 Il s’agit d’atteinte auditive par des bruits. Un million de personnes est touché entre 18 et 60 ans. Si on ressent des troubles auditifs il faut faire un examen auditif. Ø Présentation de quelques cas : Mr G. a une cinquantaine d'années actuellement, il travaille comme serrurier métallique soudeur, dans différentes entreprises où il y a beaucoup de bruit. Il ne mettait pas les équipements de protection, il disait ne pas les supporter. Il est reconnu handicapé suite à un accident du travail. C’est un monsieur qui est très gêné pour entendre, il faut répéter, parler très fort. Il a fait une demande de reconnaissance de maladie professionnelle, car vous savez que c'est le salarié qui doit faire cette demande. Il demande un certificat médical à son médecin, et c'est en fonction de cela que le service de maladie professionnelle de la sécurité sociale accepte ou n'accepte pas de le reconnaître. J'ai donc reçu un avis, et j'ai dit que cette personne ayant été exposée au bruit, il y avait une origine professionnelle. Mr S. a 47 ans et travaille dans une entreprise qui fabrique des élingues. On a remarqué, depuis à peu près 4 - 5 ans, qu'il a des audiogrammes perturbés. Au fil du temps, il a remarqué qu'il devenait gêné dans son travail et dans sa vie personnelle. Il a fait une demande de reconnaissance de maladie professionnelle et son dossier est en cours. J'ai reçu il y a quelques temps une lettre de la sécurité sociale me demandant mon avis. Vous voyez qu'il y a des baisses jusqu'à 70 décibels sur pratiquement toutes les fréquences. Il faut regarder les traits continus sur cet audiogramme. Ø Quel est l'intérêt pour un salarié d'être reconnu en maladie professionnelle ? Il est pris en charge à 100 % pour tous les examens complémentaires, les visites, les frais nécessités par les appareils auditifs, vous savez que la sécurité sociale ne rembourse que sur un plafond de 200 €. Il y a des indemnités journalières s'il doit être en arrêt de travail, à 100 % le 1er mois, et 80 % le deuxième mois. Conséquences pour l'employeur : quand l'employé rempli sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle, il doit noter tous les employeurs où il est passé. Chaque employeur aura une pénalité en fonction du temps qu'il a passé dans l'entreprise. Ø Que peut-on faire pour éviter que les gens qui travaillent dans ces entreprises n'aient pas de problèmes d'auditifs ? Des machines non bruyantes, ou protéger les machines en les mettant dans des protections qui évitent la diffusion du bruit. On peut également mettre des cloisons, pour limiter le bruit. Si on ne peut mettre en place ces mesures, on utilise des protections individuelles : le casque, que certains ne veulent pas mettre parce qu'ils le trouvent trop encombrant, les petits arceaux, les bouchons d'oreille. Tous les trois permettent une protection aux alentours de 30 décibels. La personne choisit en fonction de ses propres sensations. Le médecin du travail est sollicité par les employeurs, soit parce qu'il y a eu des plaintes, soit parce qu'il y a une visite d'entreprise de la part des médecins du travail. On propose alors une étude audiométrique. Nous faisant appel à des intervenants en prévention des risques professionnels, qui font des études des bruits. Ils mesurent le bruit avec des appareils, ou bien on pose un appareil sur un employé, il va garder cet appareil huit heures et on étudiera le résultat. Voilà un résultat. Les rectangles inférieurs correspondent à ce que la personne entend avec sa protection. Les rectangles supérieurs, ce qu'elle entend sans protection. La courbe la plus basse correspond au seuil de danger, la plus haute au seuil d'alerte. On voit comment les personnes peuvent être lésées. C'est une étude qui a été faite auprès d'une toupie, dans une entreprise qui fabrique des cuisines. Quand j'ai présenté le résultat, l'employeur m'a dit qu'il allait nommer une personne chargée de surveiller que les employés mettent bien leurs appareils de protection. Ø Travailler avec un problème de malentendance c’est possible. 1er cas : Voici l’histoire d'une jeune fille : elle a fait des études de biochimie et un DESS de qualité… elle était reconnue par la COTOREP, donc le médecin du travail a demandé à CAP Emploi-HEDA d'aménager son poste de travail dans le laboratoire où elle travaille. Ma collègue de Cap Emploi Heda est allée rencontrer le médecin du travail, la salariée et l'employeur, dans le laboratoire. Tout le monde était d'accord pour aménager le poste. La situation étant relativement complexe, puisque cette personne travaille avec du public, avec qui elle doit pouvoir communiquer, elle doit pouvoir entendre quand une personne rentre, et elle travaille avec du matériel. Françoise Planque de Cap Emploi Heda : « Nous avons demandé l'intervention d'un ergonome, financé par l'AGEFIPH pour effectuer une étude. À la suite de cette étude, on a mis en place un système de lumière, de couleur, qui permet à la technicienne de repérer les machines qui sont en train de fonctionner. Elle a un réveil avec des systèmes de vibrations, qui permet de savoir quand la machine va s'arrêter. Un système qui permet d'appeler avec un bouton poussoir. Système qui lui permet de se rendre compte qu'un client est arrivé. Ces systèmes ont été validés et financés par l'AGEFIPH. On a fait ensuite une réunion avec la salarié, l'employeur, le médecin du travail et nous. On s'est rendu compte qu'il y avait un problème, parce qu'il y avait un mur qui ne permettait pas d'avoir un accès visuel à l'accueil du public. L'employeur a été d'accord pour mettre une baie vitrée. Cet aménagement n'était pas prévu, donc, Cap-emploi appuie pour faire un dossier pour permettre à l'employeur d'avoir un financement complémentaire. » La relation salariée-employeur-médecin du travail, est une relation importante, et l'intervention de Cap-emploi permet à tout le monde de mettre en place le dossier, et permettre ainsi l'aménagement du poste. C’est vrai que pour nous, médecin du travail, Cap emploi est un partenaire extraordinaire. 2ème cas : Une femme médecin qui est salariée, qui a eu une tuberculose vers 25 ans, et qui a été traitée par un antibiotique et est devenue sourde du fait de l’ototoxicité de cet antibbiotique. Du coup, elle a demandé un appareil spécial qui lui permette d’écouter son stéthoscope avec son appareil auditif. Vous voyez sur l'audiogramme qu'elle a une atteinte au niveau des aigus. Pour elle, c'est un très bon appareil. J'ai appris qu'il existe aussi maintenant des stéthoscopes électroniques. 3ème cas : Une dame qui est employée de banque et qui a développé une maladie de Ménière, qui touche les oreilles et qui finit par détériorer la cochlée. Au fil du temps, c'était de plus en plus difficile pour elle d'être en relation avec le public. Elle a demandé aux médecins du travail une adaptation. On lui a suggéré de se faire reconnaître par la COTOREP, pour que ce soit plus facile, et on lui a proposé de ne plus répondre au téléphone. Mais ensuite, elle entendait même plus quand les gens lui parlaient. Elle a été confinée dans un travail administratif. Il a fallu lui proposer un travail à temps partiel. Mais au bout d'un moment, les problèmes psychologiques étaient tels qu'il a fallu lui faire une inaptitude au travail. Je vais vous parler du dossier COTOREP. Nous insistons toujours pour que les personnes en fassent la demande, et nous remarquons que quelquefois ce n'est pas évident. Les personnes n'acceptent pas facilement cette idée de se faire reconnaître comme handicapées. Le médecin du travail ajoute son avis personnel, et le médecin de la COTOREP peut décider si elle est en catégorie A, B ou C. Quand la personne est reconnue travailleur handicapé et qu'elle est déjà à un poste de travail, on peut demander un aménagement du poste et se faire aider par la cellule de maintien de Cap- Emploi. Dans d'autres cas, lors de l'embauche, les personnes ne savent pas s'il faut le dire à l'employeur. Je pense que c'est bien de le dire. Cela permet à l'employeur de décider à quel poste de travail mettre la personne. Il faut savoir que l'employeur dans ce cas touche une prime, par contre, s'il n'embauche pas de travailleurs handicapés, il a des amendes. Pour les entreprises de plus de vingt salariés, il faut embaucher 6 % de personnes handicapées. En contrepartie de la prime, il va garder cette personne au moins deux ans dans l'entreprise, ce qui n'est pas toujours facile. Quel est l'inconvénient de déclarer son handicap ? La crainte de ne pas avoir d'avancement, d'une ségrégation au niveau des primes. La conclusion est qu'il y a quand même plus d’avantages à faire reconnaître son handicap et à oser le dire. V INTERVENTION CAP-EMPLOI-HEDA : Je suis Françoise Planque et je dirige l'association CAP Emploi-HEDA, qui bénéficie d'un agrément donné par un comité de pilotage national, composé du ministère du travail, de l'AGEFIPH, et de l'ANPE. Ce comité national permet à un certain nombre d'équipes, une ou deux par département, sur les Bouches-du-Rhône il y a Cap Emploi-Afa et CAP Emploi-HEDA. Cet agrément nous permet d'intégrer le service public pour l'emploi, ce qui veut dire que ce service est gratuit pour les personnes handicapées et les entreprises, qu'il est individualisé, et que chaque personne bénéficie d'un référent, un chargé d'insertion qui le suit d'un bout à l'autre de son parcours, en sachant qu'ils ont des actions de territoire, qu'ils interviennent par exemple sur Aix en Provence, ou sur le territoire d'Arles, que si vous changez, vous ne pouvez changer de personnes. Cela permet d'avoir un discours cohérent, en gardant le même référent, et ainsi on n'a pas besoin de raconter à chaque fois son histoire, ce qui est très difficile et énervant. Notre mission est l'insertion professionnelle des handicapés en recherche de travail. Ce sont soit des salariés, soit des demandeurs d'emploi. Notre association est financée essentiellement par l'AGEFIPH, elle perçoit aussi un peu de financement de l'ANPE, et elle perçoit aussi des financements du fonds social européen, pour l'accompagnement à l'emploi de publics travailleurs handicapés bénéficiaires de PLIE. Pour les salariés, il y a une cellule de maintien, avec trois chargés d'insertion qui ne s'occupent que des salariés. Pour rentrer dans des choses un peu plus pratique, tout à l'heure Mme Lambert parlait de la COTOREP, les chargés d'insertion participe à la COTOREP. Nous aidons toutes ces personnes à comprendre quel est le dispositif de la COTOREP, à quoi cela sert, ce qu'on peut demander. Si vous avez rempli des dossiers, vous avez dû voir qu'il y a une demande unique, où il y a une dizaine de cases à cocher. Tant que la nouvelle loi sur l'égalité des chances ne sera pas appliquée, cela ne changera pas. Plus vous répondez à des questions, plus la COTOREP mettra du temps à répondre à ces questions. Il est donc important de bien cerner les réponses que vous devez apporter. Les chargés d'insertion qui participent à la COTOREP, apportent les dossiers toutes les semaines, participe aux commissions préparatoires. Dans la constitution d'un dossier, l'importance de la rédaction du certificat médical est primordiale. Tous les éléments médicaux supplémentaires permettront de façon plus pertinente aux médecins de la COTOREP de répondre à la demande puisque c'est dans un premier temps le médecin qui détermine le niveau de handicap. Ce n'est qu'après que l'équipe technique fait une préconisation sur un placement direct adapté, ou un envoi vers une formation. Chaque fois que c'est possible, nous faisons une demande aux médecins de travail de pouvoir remplir ou compléter sa partie, qui sera mieux fait si c'est fait par un ORL, notamment par un ORL hospitalier, et l'importance de ce que peut apporter le médecin du travail, c'est que pour la COTOREP le handicap n'est pas un handicap en soi. C'est un handicap par rapport à une situation de travail. L'avis du médecin du travail est donc déterminant. Ce sont donc des moyens qui permettent d'avoir des dossiers mieux traités et traités plus rapidement . Ceux qui travaillent à Cap Emploi sont des généralistes, il n'y a donc pas de spécialistes chez nous sur les différentes déficiences. Il n'y a que des personnes spécialisées dans le traitement du handicap et de l'insertion professionnelle, et nous nous appuyons sur des professionnels spécialisés sur des déficiences. Pour la déficience auditive, c'est l'URAPEDA qui est un de nos partenaires, ainsi que l’AZIP quand une personne a besoin d'un interprète, par exemple lors d'une visite d'embauche, ou dans une médiation avec un employeur… en particulier, j'ai pu constater depuis 1993, en ce qui concerne les personnes malentendantes, très souvent, le problème auditif a des répercussions sur les relations professionnelles. Monique disait tout à l'heure que le climat était très mauvais… souvent parce que la personne malentendante ne dit pas, qu'elle est malentendante. Ce sont des choses qui ne se voient pas, et du coup ce handicap est mal appréhendé par les autres. Comme on ne comprend pas les difficultés de la personne, on doit avoir de temps en temps des points médiations avec l'employeur ou les collègues. Il faut donc faire appel à un interprète. Ce sont des aides humaines qui peuvent être aussi utilisées dans le cadre de la formation. Il est vrai que l'évolution de la technique est telle, que peut-être que par rapport à ce qu'avait connu Monique, avec de nouvelles techniques, cela pourrait être plus facile. Maintenant vous avez accès à l'informatique, il y a vingt ans cela n'existait pas. Pour des gens comme nous, nous nous rendons compte qu'il y a tous les jours de nouveaux outils et de nouvelles techniques, et que tout cela est fantastique, car cela va permettre à des personnes qui ne pouvaient pas accéder à certains emplois d’y accéder à nouveau. Il faut donc avoir une veille technologique, et voir s'il n'y a pas de nouvelles possibilités… Comment se passe l'accueil d'une personne qui vient chez nous pour la première fois ? En général, il s'agit souvent d'un reclassement professionnel. C'est vraiment à cela que servent les Cap emplois : Aider une personne à se reconvertir. Cette reconversion ne peut se faire qu'avec la personne handicapée. Il faut avoir une réflexion personnelle pour savoir ce que l'on veut faire. Elle voulait devenir auxiliaire de vie, parce qu'elle avait envie d'aider les autres. Cette réflexion se mène avec le chargé d'insertion et la personne handicapée, et au bout d'un moment il faut aller un peu plus loin, avec des bilans de compétence, des visites médicales spécialisées. Un certain nombre de lois sont en train de se mettre en place actuellement, mais elles n'existent pas encore, donc on se retrouve avec des outils qui n'existent pas. Nous sommes dans une période particulière, nous espérons que les choses seront plus positives, mais on ne sait pas encore comment cela va se passer. Une fois que le projet professionnel est défini, les personnes peuvent avoir besoin de formation, et c'est très difficile aussi de faire accéder la personne handicapée à la formation. Les centres de formation s'imaginent que l'Agefiph à tellement d'argent qu'elle va tout payer… on ne sait pas encore que seront les moyens donnés par l'Agefiph. Les financements proposés par cet organisme ont augmenté, et du coup elle se recentre sur certaines actions, et n'en finance plus d'autres. On espère que les choses s'amélioreraient d' ici quelque temps… il y a des formations qui se font par le biais de la COTOREP, après une évaluation faite par les psychologues, et ensuite les formations sont faites chez nous. Nous avons mis en place un réseau de partenaires dont on espère qu'ils sont le plus proche possible pour éviter aux personnes d'avoir une déperdition d'information. Nous faisons tout pour que la personne handicapée puisse avancer dans les meilleures conditions dans son projet. Une fois que tout cela est résolu, et il faut du temps et de la réflexion, on arrive au moment de la recherche d'emploi. Nous avons un atelier de recherche d'emploi dans nos locaux, dans des agences, comme à la Ciotat par exemple, pour aider les personnes handicapées à se repérer par rapport aux offres d'emploi. Certaines fois, cela peut être facile. Carole disait, si je suis informaticien et que je suis en fauteuil roulant, cela peut être assez facile. Pour d'autres postes, c'est différent. La personne doit donc se demander comment elle se situe par rapport à certains types d'offres et au marché du travail. J'ai le cas de personnes malentendantes qui voulaient travailler dans un milieu où l'on s'occupe d'enfants. J'ai posé la question à un médecin de travail, il m'a répondu : envoyez-moi des audiogrammes et je vous dirai si c'est possible, et dans quelles conditions. Le problème du handicap c'est qu'il enlève la polyvalence, et qu'on ne peut occuper le poste complet. Il est important pour la personne handicapée de savoir ce qu'elle va pouvoir faire, et le rôle du chargé d'insertion va être de l'aider à négocier le poste… il faut arriver à cerner avec l'employeur et la personne handicapée le poste tel qu'il deviendrait, tel qu'il serait pour que la personne devienne complètement opérationnelle, à ce moment là l'employeur va être satisfait, l'employé aussi. Et du coup, on peut dire que tout le monde sera gagnant. Les choses doivent donc se négocier avant, et la personne doit être en situation de répondre aux demandes de l'employeur en rentrant dans le poste. On va ainsi supprimer des problèmes de tension. Il peut y avoir aussi un déficit d'information, et la personne malentendante n'aura pas tous compris. On est donc obligé d'informer l'employeur et de former un collectif de travail sur les conditions d'intégration de la personne qui a toutes les compétences, sur le besoin de mettre en place des procédures. J'avais mis en place une fois, dans une crèche, un petit carnet dans lequel chacun écrivait de façon à faire passer l'information …En effet la personne malentendante ne comprend pas le message, ses interlocuteurs oublient le handicap, et cela pose des problèmes. Avec des postes administratifs, quand on peut faire passer les messages par le réseau informatique interne, c'est plus facile… Il y a peu de temps, nous avions une personne malentendante qui faisait du ménage et de l'entretien dans des petits établissements sur un site assez étendu. On a mis en place un petit boîtier dans lequel elle peut recevoir des SMS, qui lui permet de savoir qu'on l’appelle. Sans cela, elle ne peut pas travailler, car elle ne peut pas répondre à l'exigence de l'employeur qui fait que s’il a besoin d'elle ailleurs, il faut qu'elle y aille. Il faut donc mettre en place des procédures pour rendre la personne handicapée opérationnelle, c'est le travail de tout le monde, le vôtre, celui de l'employeur. Cela permet à la personne d'être dans une situation de travail adaptée. Question n°1 : Le dossier de la COTOREP a-t-il une validité lorsqu'on est employé de la fonction publique hospitalière ? Pourquoi votre association s'adresse-t-elle aux salariés du privé alors que les fonds sont publics ? Réponse : Il faut savoir que les fonds de l'AGEFIPH ne sont pas des fonds publics, ils sont collectés auprès des entreprises directement. Dans le cadre de la nouvelle loi sur l'égalité des chances de la personne handicapée, il est question que le service public cotise un fonds similaire, qui permette de mettre en place d'autres équipes, ou bien d'abonder le financement des Cap Emplois, pour aider les personnes qui travaillent dans la fonction publique… Remarque : Ce qui m'étonne, c'est qu'à un moment vous avez dit que vous aviez des fonds structurels européens, et des fonds de l'ANPE, et ce sont des fonds publics… J'ai essuyé un refus de votre part lorsque j'ai dit que j'étais dans le public… Réponse : Cap emploi n’a pas la capacité et n’est pas compétente pour intervenir directement dans la fonction publique. Avec la nouvelle loi, on espère que ça va changer car dans les ministères il y a des fonds mais ils ne sont pas utilisés. Remarque : J’aurai aimé avoir des conseils pour faire aboutir mon dossier, mon projet de reconversion auprès du rectorat de l’Education Nationale. J’ai besoin également d’un soutien moral et d’arguments pour les courriers car seule les portent se ferment. Réponse : On ne peut pas soutenir de dossiers dans le public. On a des arguments pour les entreprises mais difficile de savoir si ça marche dans la fonction publique. Notre offre de service ne rentre pas dans le cadre de la fonction publique. Par rapport à l’Education Nationale, nous ne sommes pas efficace mais nous pouvons soutenir moralement. Question n°2 : Quel soutien peut-on solliciter de la part du médecin du travail ? Réponse : Le médecin du travail peut seulement agir sur l’adaptation au poste. Pour les autres problèmes seul l’employeur peut agir. Question n°3 : Les décisions du médecin du travail doivent-elles être suivies obligatoirement par l’employeur ? Réponse : oui, car sinon l’employeur devra payer des taxes. Question n°4 : Depuis 5 ans, suite à des vertiges de Ménière, des acouphènes m’handicape dans mon travail (infirmière scolaire). Que dois-je faire ? J’ai peur d’être licenciée... Réponse : Un travailleur handicapé ne peut pas être licencié s’il est depuis longtemps dans l’entreprise. Si vous avez des problèmes de communication avec les jeunes, il y a un intérêt de se faire reconnaître pour être mieux adapté. De plus, il y a un avantage en matière financière de s’inscrire à la COTOREP pour les remboursements (100%). Question n°5 : Où se procurer un dossier COTOREP ? Réponse : Á la COTOREP, Cap Emploi-HEDA, CAF, Mairie, CCAS Question n°6 : Pour la création d’entreprises y’a-t-il des structures ? Réponse : oui, elles sont financées par l’AGEFIPH. Il y en a trois dans les Bouches-du-Rhône : pour la Communauté du Pays d’Aix le RILE de Marseille se déplace sur Aix, pour Aubagne c’est Innovaction et pour l’ouest du département c’est AccesConseil. Question n°7 : quelles sont les conséquences de la surdité pour un salarié et un employeur ? Réponse de Cap-Emploi : C’est une situation handicapante. Le salarié doit en parler au médecin du travail et suivant la situation le poste pourra être aménagé. Il faut d’abord effectuer un diagnostic puis ensuite on fait des propositions. Pour maintenir une personne à l’emploi, il y a de nombreux outils. On peut même créer un poste et former la personne au poste. On peut aider l’employeur à le faire. Mais il faut se poser deux questions importantes : Est ce que je veux rester dans l’entreprise ? Est ce que je m’entends bien avec l’employeur ? Si on répond oui à ces questions des possibilités existent et il faut en premier lieu contacter le médecin du travail. Remarque générale du Dr Catherine Lambert : il est plus difficile d’aménager un poste de travail dans le public. Je l’ai ressenti quand je travaillais à l’hôpital. Je pense que c’est plus difficile dans la fonction publique car il y a une lourdeur administrative et peut-être aussi une mauvaise organisation. Maintenant que je suis dans le privé, c’est plus facile et on sent qu’on peut faire des choses. |